biométrie

Je m’intéresse de près à la biométrie depuis quelques années. En particulier pour toutes les applications qui permettent de changer les usages au quotidien.

Prenons l’exemple de nos multiples serrures, historiquement, voire préhistoriquement associées à des clés. Nous regardons depuis plus d’un demi-siècle des séries ou films de science fiction (Star Trek, retour vers le futur, …) dans lesquels l’ouverture des portes s’opère par biométrie : les scanners biométriques (rétiniens, palmaires, digitaux, etc.) remplacent avantageusement des trousseaux de clés qui pendent à nos ceintures, gonflent et trouent nos poches, génèrent des conflits et du stress au quotidien.

Il faut dire que les voitures volantes n’ont pas envahit nos routes au passage de l’an 2000 non plus. La biométrie est associée à des craintes, des légendes, des logiques de surveillance, et à big brother et ses appréhensions freinent son entrée dans notre quotidien. Et pourtant…

Les intérêts de la biométrie semblent évidents :

En plus de fournir des solutions d’authentification elle apporte une dimension d’identification. Apple a compris dans les premiers l’intérêt de ces 2 dimensions sur ses technologies en intégrant le capteur digital « Touch ID »dans son iPhone 5s en 2013, et son FaceID dans l’iPhone X 4 ans plus tard. Cette dernière technologie rend quasiment transparent l’authentification de l’utilisateur de l’iPhone X qui ne se préoccupe plus de taper un mot de passe ou de positionner l’un de ses doigts sur son ancêtre Touch ID (qui au passage se révèle inopérant en cas d’humidité sur les doigts, balafres liées au travaux manuels de l’utilisateurs ou autre souillure). Utilisés sur un appareil disposant de plusieurs comptes utilisateurs ces capteurs biométriques authentifient l’utilisateur permettant ainsi d’ouvrir sa propre session.

On peut citer des exemples plus parlants pour montrer l’intérêt de cette authentification :

  • la voiture biométrique permettra ainsi d’associer à la reconnaissance d’une personne en particulier ses réglages de conduite et de confort préférés, sans nécessiter de manoeuvrer une commande dans le cockpit. Ouf, enfin, les premiers modèles de série ont été annoncés au CES (Consumer Electronic Show), de Las Vegas en Janvier 2019, lire par exemple http://www.techno-car.fr/voiture-biometrique/)
  • on pense bien évidemment à la reconnaissance faciale et sa Big Brother conséquence quand elle sert exclusivement à authentifier des personnes dans des applications de surveillance et de sécurité.

Mais l’intérêt le plus évident pour moi est que la biométrie nous affranchit de l’usage et du port de « greffons » :

  • un smartphone qui remplace votre trousseau de clés,
  • un implant sous-cutané pour vous « tatouer » comme votre animal de compagnie préféré,
  • un badge RFID
  • etc.

A moins d’un grave accident, vous ne risquez pas d’égarer votre tête, votre oeil, ou une main, et ils présentent l’avantage de ne pas nécessiter de batterie. C’est génial non ? Imaginez vos poches allégées, votre cerveau et celui de vos grands parents libérés du stress associé à la perte ou l’égarement d’un bête trousseau de clés, vos enfants sans lacet autour du cou.

J’ai récemment été effaré de voir un reportage vantant les possibilités de s’implanter sous la peau un implant qui permet de nous identifier… Alors que notre corps et notre comportement sont naturellement dotés de ces fonctions, je ne comprends pas bien l’intérêt si ce n’est celui de prendre des risques pour notre santé avec un tel corps étranger.

Un des freins à la généralisation de la biométrie sur les objets du quotidiens ne serait-il pas le lobby des fabricants de smartphone ? Nous sommes à l’époque du smartphone fourre-tout : il nous sert notamment à payer, et à ouvrir notre porte. N’est-ce pas stupide ? Pourquoi ne peut-on pas payer plus simplement avec des solutions biométriques : en utilisant simplement nos doigts, mains ou notre visage ? D’autant plus que pour accéder à ces fonctions il faut à présent utiliser le capteur biométrique de notre smartphone pour le déverrouiller.

Je ne sais pas vous, mais moi ça me plairait de m’offrir un beau cadeau à l’oeil !

Les autres freins sont psychologiques et culturels et de mon point de vue bien souvent infondés si on compare les solutions biométriques aux équipements et objets qu’elles sont susceptibles de remplacer … Sécurité, respect de la confidentialité de la vie privée, pannes, défauts, faux positifs, vrais négatifs… Ces sujets nécessiteraient de noircir plusieurs pages… Ils feront peut-être l’objet d’autres posts sur brindhumeur.


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