Le genre à faire du blé ?

Ouille, j’aborde un sujet qui ne me fera pas que des amis. Avec 68 millions d’habitants en France, et sachant que je suis bien entouré par une dizaine de poignées de personnes, je ne suis pas inquiet de la portée de mes mots sur ce sujet.

Ce soir, 8 novembre 2021, je débute la rédaction de ce billet, juste pour fixer mes idées et vous préparer à son prochain contenu. Je le nourrirai dans quelques jours.

Mais que signifie ce titre étrange ? Le blé, ce n’est pas la céréale, c’est bien l’argent. Le genre c’est celui qui fait de plus en plus débat : homme, femme, mâle, femelle, genré, non genré, Monsieur, Madame, (feu Mademoiselle), Ne sais pas…

Un des sujets tendance de notre société, de notre pays, la France. PMA pour qui, pour quoi, comment ? Mariage, avec qui, quel genre, homo, hétéro. Couple ou trouple ? Débat politique, débat humain, débat social, un peu de tout cela ?

Mon propos est de proposer un éclairage sur ce que je découvre, j’apprends, j’entends ou je vois dans nos fameux médias que j’apprécie tant.

Comment expliquer cette mouvance, cette tendance, cette excitation sur ce sujet des genres, et de la théorie du même nom, à qui profite le crime ?

Avec mon approche de complotiste (terme bien pratique pour les fabricants de l’ignorance, les manipulateurs, ceux que les esprits libres irritent), je vais évoquer avec vous ce qui m’apparaît être à l’initial un fait, et est transformé aujourd’hui en un débat de société.

Je vous laisse y réfléchir avant de découvrir ici, dans quelques jours, une explication rationnelle et plausible…

La suite est dispo…

Comme promis, la suite ce soir du 12 novembre 2021. J’aime bien cette date palindrome :

121121 <-> 121121

Une histoire naturelle

Commençons par l’origine… Vous souvenez-vous de vos cours de Sciences Nat ?

La détermination du sexe est une histoire de rencontre d’une ovule, appelons la madame X, avec un spermatozoïde, appelons le XY. Monsieur le chromosome XY peut soit être porteur d’un chromosome sexuel X soit un chromosome sexuel Y, et pas les 2 !

Le spermatozoïde victorieux, il n’y a qu’une place sur le podium de la fécondation, sera décisif pour le sexe du BB. Pour rappel, spermatozoïde et ovule sont des gamètes : ils ne contiennent qu’un chromosome de chaque paire (alors qu’une cellule contient systématiquement des paires de chromosome).

En résumé : Madame X ne peut être que porteuse d’un chromosome sexuel X, le deuxième chromosome sexuel permettant de constituer une paire est porté par le spermatozoïde de compétition.

X + X -> ça fait un mâle, X+Y une femelle. Capitch ?

À ce stade, aucune discussion ou remise en question n’est permise… patience. Vous pourrez tout de même découvrir dans le lien du chapitre suivant que la règle est plutôt :

Absence du Y -> femelle,

Présence du Y -> mâle.

Une histoire hormonale embryonnaire

Oui mais après ? Que se passe t’il ? Nous allons parler de la formation des organes génitaux chez l’être humain… Pour le “résumé”, continuez la lecture de mon billet…

Pour aller plus loin, mais vraiment plus loin, ou vérifier mes dires : https://planet-vie.ens.fr/thematiques/developpement/controle-du-developpement/la-mise-en-place-de-l-appareil-genital-chez-l, et pensez à revenir lire la suite si je ne vous casse par trop les couilles, ou la paroi vaginale, ou je ne sais quoi dans les cas peu différenciés.

Pour résumer : il faut comprendre que les bases chromosomiques avec ou sans Y ont des gênes différents (là où il y a des gènes il n’y a pas de plaisir ?) qui conduiront à la formation de l’un ou l’autre des organes génitaux.

Les organes génitaux mâle (@Wolf)/ femelle (@Müller) coexistent au départ chez l’embryon, et l’un disparaitra lors de son développement (vers la 7ème semaine).

Au final, ces différentes étapes de développement donneront quelque chose comme ça (la plupart du temps). Image piquée dans le pdf suivant : http://robertdebre.aphp.fr/wp-content/blogs.dir/137/files/2013/08/LivretInfo.developpement_OGE.pdf

Une histoire éducative ?

Sauf cas particulier, un individu se retrouve classiquement porteur de l’un des 2 appareils génitaux, et d’un chromosome Y ou pas…

La question métaphysique de la théorie des genres, c’est que le cadre éducatif et social conduit XY à testicules à jouer aux camions de pompier, et X vaginale à la poupée. X gagnera moins de sous que XY à boulot équivalent, XY évitera sans vergogne les corvées ménagères alors que X devra devenir experte du fer à repasser et de la serpillière, et plus participer à l’éducation des gosses que XY. Soit, il y a des injustices de la sorte et il paraît juste d’en atténuer quelques unes.

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai 1 frère et 3 soeurs. Pour le choix camion ou poupée, j’en avais l’embarras, mais cela ne m’a jamais vraiment posé question. Pour les déguisements je préférais me voir offrir une panoplie de cow-boy que celle de la fée clochette. J’ai très probablement été influencé par ce que j’observais : ma mère était moins bricoleuse que mon père mais plus douée en arts plastiques. Mon père était agent commercial, très souvent en déplacement dont il rentrait tard tout en s’efforçant de rentrer chaque soir. Ma mère avait des activités culturelles dès lors qu’elle trouvait un peu de temps tranquille. Pas simple avec 5 gosses. Mon père aime cuisiner, il sait repasser, coudre, tricoter, mais ne pratique ces activités que pour le plaisir, ce qui est le loin d’être le cas de ma mère (le plaisir dans ces tâches).

Que les femmes soient payées autant que les hommes me semble raisonnable. Rappelons tout de même que la maternité ne peut pas être facilement confiée à un père et qu’elle conduit à des absences prolongées en entreprise qui sont payées par la sécu (c’est à dire vous et moi). Les femmes continuent pendant ce temps à cumuler des congés payés : logique si l’on considère que la grossesse, l’accouchement, et les premières semaines de BB ne sont pas de tout repos. D’ailleurs les puristes devraient proposer de tuer l’expression “congés” maternité, je propose « épreuve » maternité.

Au final je ne vois pas où est le problème réel, ou plus précisément je trouve que le “problème” en se posant en pose bien d’autres et de bien plus déstructurants… à découvrir plus loin dans ce billet.

Une histoire sociale ?

La société encourage très certainement la différentiation homme / femme, mais elle a su obtenir auprès des politiques des lois d’équité : droit de vote, droit de conduire, droit de travailler, au fil du temps. En France l’équité est une tendance forte que nous envient bon nombre de femmes des pays où elles doivent marcher loin derrière leur mari, n’ont pas le droit de paraître plus intelligentes que leurs couillux, doivent accepter de se soumettre, etc.

Une réalité personnelle ?

Chacun verra dans le canevas socialo-éducatif critiqué des avantages, des inconvénients, et peut-être parfois rien que des avantages ou des inconvénients.

Je me souviens d’une soirée animée avec une jeune “femme” (si je puis m’autoriser à la désigner par ce thème sexué). Elle a choisi l’armée pour exercer sa profession. Lors d’un évènement assez contrariant elle n’avait pas supporté la tentative de son “supérieur” (encore un terme osé) de la réconforter en lui disant : “je comprends qu’avec ta sensibilité féminine tu ais réagit ainsi”. Cette jeune l’avait remballé : comment peut-on avoir des paroles aussi réactionnaires, une “femme” pouvait encaisser aussi bien qu’un “homme”, voire mieux cette situation et la sensibilité féminine n’était qu’un chimère…

Ouille je ne suis pas d’accord : je me sens bien avec l’idée que homme et femmes n’ont pas exactement les mêmes dispositions, qualités ou sensibilités. Je suis un vieux réac. Je ne serais pas séduit par une femme qui se torche une bière en rotant sur un canapé, en se grattant les lèvres, et en gueulant comme un veau. Chez mes potes les couillus, je trouve cela déjà cela pas très glorieux. Mais vu qu’ils ne m’attirent pas sexuellement parlant, je m’en fou.

L’effet de masse

La grande masse de la population des pays riches semble prendre partie pour un lissage complet des différences, au delà même des injustices. L’éducation française mène déjà un combat de longue date auprès des plus jeunes élèves : plus de rose ni bleu, un coffre à jouet équilibré en nombre de poupées et de camion… Les politiques avancent vers la PMA pour tous, le mariage pour tous, les congés paternités aussi longs que ceux de maternité, etc. Why not.

Une grande partie de ces efforts aurait pu être épargnée si le respect des différences était de mise pour tout un chacun. Un couillu préférant porter des robes ne serait pas moqué, une femme portant la barbe non plus. Les homos ne feraient pas l’objet de lynchage en public.

Pour ma part, je prône le combat contre les injustices, mais je suis pour le maintien des différences : la galanterie est par exemple une notion qui me plait et que je serais triste de voir disparaitre. C’est une marque de respect, et non une reconnaissance de faiblesse.

L’embarras du choix

Les fameux codes sociaux, et éducatifs d’autrefois peuvent sembler archaïques à certains (toujours pas d’écriture inclusive pour moi sorry). Ils me paraissent essentiels et structurants.

Autrefois la plupart d’entre nous ne se posaient pas la question de savoir si ils préféraient les hommes, ou les femmes, ni être un homme plutôt qu’une femme : en baissant leur slip ou culotte ils trouvaient souvent la réponse.

Je dois faire une parenthèse : je porte le plus grand respect aux personnes qui rejettent leur sexe natif, qui souhaitent en changer, et je porte le même respect aux personnes homosexuelles ou bisexuelles. Elles sont ainsi, elles ne se sentent pas dans le moule hétéro, elles considèrent se sentir plus homme alors qu’elles ont un appareil génital masculin. Elles ont souvent dû se battre pour faire reconnaitre à leur proche leur côté “hors norme”. C’est tout à leur honneur tant les proches sont souvent cassants et pas suffisamment ouverts. Elles ont aussi eu à se battre contre les codes sociaux établis en raison de la connerie de leurs détracteurs qui n’ont pas fait preuve d’empathie. Et cela probablement parce qu’ils avaient peur que cela leur arrive, ou qu’au contraire ils étaient envieux sans pouvoir se l’avouer. (fin de la parenthèse).

Mon propos ici est d’exprimer le fait que la société, et les individus se construisent sur des repères, qu’ils ont besoin d’un cadre structurant. Ce cadre n’est jamais parfait, ni en tout temps, ni en tout point de vue. D’où l’intérêt de le connaitre, le reconnaitre et chercher parfois à s’en sortir !

S’agissant de la remise en question de ce cadre, homme femme, il faut être particulièrement prudent tant il constitue un repère pour beaucoup. Sans ces repères les générations futures se voient chargées d’un nombre de choix d’orientation explosif, et certainement stressant qui n’existait tout simplement pas avant.

Faut-il rappeler les origines de la présence des femmes préhistoriques auprès de leurs petits pendant que les mâles partaient chasser ? Faut-il oublier que les questions de survie et de développement des espèces sont majoritairement fondées sur les différences physiques et comportementales des mâles et femelles d’une même espèce ? Mes détracteurs me répondront que ce n’est pas parce que c’était comme ça avant qu’il ne faut pas changer. Bravo, très pertinent. La question étant : à quel prix ! Revenons donc au blé qui a fait genre de ne pas être vraiment abordé malgré sa présence remarquée dans le titre de mon présent billet.

Une aubaine mercantile

Justifié ou non, utile ou non, futile ou nécessaire, risqué ou non, le débat du lissage des genres existe. Si il a été peut-être été porté au départ par des individus sains d’esprit, voir des personnes qui ont souffert de cette séparation des genres, soyez convaincu que les requins s’en sont vite emparés.

Les requins sont ici des entreprises, et bien entendu nos fameux laboratoires…

Nos hommes et femmes sont à présent invités à se frotter aux plaisirs, contraintes et activités autrefois réservées à leur sexe opposé. Trop cool : les marchés se dédoublent !

Les femmes pratiquent tous les sports et métiers possibles, achetant ainsi les produits sportifs et vestimentaires des couillus.

Les hommes peuvent enfin s’occuper de leur peau comme ELLES : les crèmes de jour remplissent les tiroirs des mâles aux cotés de celles de nuit, des cotons doux et autres démaquillants.

Les labos vendent plus de produits, de réactif et de prestation : la fécondation in vitro c’est un peu moins natif. Il faut beaucoup d’attention, d’examens, d’équipements, de suivi. Quelle aubaine pour les tiroirs caisse !

Les politiques trouvent là aussi des sujets pour démontrer leur si large et désintéressée ouverture d’esprit. Ils suivent en fait toujours le même mouvement : celui des masses et des tendances de masse dans lesquelles ils puisent leur électorat.

J’entend, certains de vous lecteurs ou lectrices, vous offusquez de lire mes propos, de réac complotiste ! On es tous le con de quelqu’un, vous m’honorez donc ainsi.

J’en arrête là, épuisé de ce long billet qui m’a conduit à entamer largement ma nuit. Pas de relecture pour moi, ça attendra !

2 réponses sur “Le genre à faire du blé ?”

  1. tres drole Sebastien j’adore ta définition du complotiste le contenu de tes réflexions et la chute de ce billet qui en revient au titre initial à savoir le blé
    Non pas la cereale nourricière mais l’argent ….
    L’argent qui fricote au fond de toutes les marmites et initie les mouvements les plus tordus sous pretexte de réflexions hautement importantes pour tout le monde .
    Bienvenue au débat sur le genre qui va remplir les bourses !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *