Les publicités

Les publicités nous envahissent, et les créatifs rivalisent d’ingéniosité, mais parfois également de stupidité pour nous amener à consommer les produits des annonceurs.

Je suis certain que vous avez été un jour effaré(e) par une publicité. Par sa nature mensongère, par sa tendance à nous manipuler, à nous tirer par les sentiments ou par le décalage évident entre la marque, le produit, et le message véhiculé.

J’ai récemment été choqué par une publicité pour les magasins intermarchés… Sur un fond de tristesse et de nostalgie d’un veuf qui peut heureusement compter sur les bons produits de cette chaîne pour se remémorer sa chère et tendre en reproduisant les bons petits plats qu’elle lui concoctait… Une « super production », avec une belle musique, des images brillantes, une mise en scène impeccable, et un acteur principal assez convaincant. Un vrai bon foutage de gueule de qualité qui a dû nécessiter un bon budget. Pour ma part je l’ai trouvée contre-productive cette pub, car elle ne me conduit pas à respecter et à apprécier l’annonceur. En revanche elle a réussit sur un point : je ne risque plus d’oublier la marque. Et en écrivant ce billet, j’ai fait une recherche sur les campagnes de pubs d’Intermarché pour me rendre compte que cette publicité fait partie d’une série et que le premier épisode a décroché le titre de la publicité la plus efficace de 2018… Sic. Je ne suis donc pas dans la cible !

Je suis beaucoup plus admiratif des pubs à petits budgets qui ont nécessité une remarquable créativité pour véhiculer un message clair et mémorable et ce dans un spot d’une durée très limitée.

Je pense en particulier à 3 publicités, qui ne sont pas récentes :

  • celle des dalles auto-collantes Gerflor : 8 secondes, budget ridicule, impact maximum
  • celle des cachous Lajaunie : 4 secondes, budget riquiqui, et impact remarquable. Je me souviens avoir assisté à une présentation d’un publicitaire expliquant que l’agence créative, devant le budget ridicule de la marque, avait d’abord refusé puis proposé de créer un spot très court, et enfin « embauché » une stagiaire de passage dans l’agence en tant qu’actrice.
  • celle des barres chocolatées Ovomaltine : « 8 secondes…pour vous dire que les barres Ovomaltine, c’est de la dynamite ».

Je ne suis pas un grand adepte du sport… surtout pas des sports qui se pratiquent dans un espace fermé avec des équipements de torture, avec l’objectif de se faire gonfler les muscles, ou de travailler son cardio… Je préfère l’activité physique, et plaisir, et de préférence à l’extérieur. Je rage régulièrement de voir les publicités qui vantent les mérites du sport : du plaisir, du bien-être, du partage, des belles jambes, des jolies fesses, des torses musclés, des sourires éclatants… Car le sport c’est aussi : des blessures, des dépassements de soi aux conséquences parfois dramatiques, des joggers pratiquant dans les rues et leurs gaz d’échappement, de la fonte, des vélos qui n’avancent même pas, des tapis sans fin… qui me font penser aux roues que l’on place dans les cages des hamsters…

Et pour faire du sport, il faut être bien équipé, et chaque sport nécessite un équipement différent, qu’il faut changer régulièrement au gré des changements de mode. Les chaussures doivent avoir un « drop » particulier, un tissu particulier, etc. C’est sans fin. On dirait qu’on ne peut plus pratiquer du sport sans être riche. Bref les publicités pour le sport envahissent nos écrans aux côtés de celles des vendeurs de régime miracle, et des marques de produits diététiquement peu recommandables qui ont le droit de s’exprimer à condition de respecter l’affichage du fameux : mangez au moins 5 fruits et légumes par jour.

Ayant déjà fait un article sur les banques et les assurances, je ne m’attarderai pas trop sur la vision angélique, responsable et préventive qu’elles tentent de véhiculer dans leurs publicités… qui nous apparaissent de fait mensongères quand on est confrontés à la réalité de leurs offres et à une vison beaucoup plus « capitalistique » qu’humaniste.

Les faits sont là, les publicitaires étant loin d’être des idiots il faut se rendre à l’évidence que nous méritons les pubs actuelles dans leur format le plus long, avec ce décalage message-produit évident, sur fond de sentiments faussés, maquillés… Je ne pense pas être seul à les fuir, les éviter, les « ignorer » dès que ledit bouton apparaît. Malheureusement la réduction de cette masse publicitaire à un prix. Pour s’en débarrasser il faut s’abonner à nos médias avec l’option adéquate ! 

Je ne vais pas prolonger cette article en développant le thème de la sur abondance publicitaire qui est pourtant un véritable sujet car nous en consommons de plus en plus, parfois sans nous en rendre compte (cf. les PPP dans les films et séries, « Placements de Produits Publicitaires »)…

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