Techno logique ou pas ?

Je souhaite commencer cet article par un gros KISS : Keep It Simple and Stupid.

Rendre les technologies les plus évoluées accessibles à tout un chacun. Cela constitue un véritable défi… Une notion a été inventée pour cela : l’ergonomie est une des compétences visant à répondre à cette problématique.

Quand Steeve Jobs a imposé à ses équipes de concevoir un smartphone avec un seul bouton, il en a déstabilisé plus d’un… Les poussées d’acné sont bien souvent constatées sur les équipements technologiques. Il l’a imposé, et ils l’ont fait ! Ils ont quand même ajouté un bouton pour arrêter le smartphone dont ils auraient bien pu se passer de bien des manières. Et 2 boutons pour le volume, assez discrets mais bien présents.

Je suis plutôt à l’aise avec l’informatique, les interfaces utilisateurs, et j’adore tout ce qui touche de près ou de loin à la vulgarisation. Un de mes maîtres en la matière est Hubert Reeves qui a quand même relevé le défi de comparer l’expansion de l’univers à une brioche avec des raisins en train de gonfler dans un four !

De ma part cette aisance informatique, je suis régulièrement sollicité par un parent, un proche, un proche d’un proche pour une question, un dépannage express. J’ai décidé récemment de limiter les actions surtout quand il s’agit d’équipements fonctionnant sous Windows (beurk…). Windows est pour moi un exemple de ce qu’il ne faut pas faire : pousser des mises à jour systématiques trop longues et intempestives qui vous bloquent en permanence, cacher des fonctions utiles dans les soubassements de l’interface, ranger à l’époque la fonction éteindre dans « Démarrer »… Utilisateur des anciens menus de Word, j’ai du mal à m’adapter aux nouveaux blocs de menu… Vous l’aurez compris, je préfère nettement l’approche d’Apple. Je vous donne un exemple flagrant : si vous avez déjà eu l’occasion de connecter un vidéo projecteur sous Windows, et tenté de trouver la bonne touche de fonction, F4, F5, F10 selon le PC, puis accédé à la fenêtre configuration et des disposition des écrans, ouf ! Et bien j’étais habitué à ce parcours du combattant. Le jour où j’ai eu l’occasion de faire la même action avec un Mac, j’étais perdu ! Car c’est trop simple, il suffit de brancher, et c’est aussi trop logique : au lieu de régler la résolution des 2 écrans sur l’écran principal, elle se règle sur chacun des écrans… Euh j’en ai peut-être perdu quelques un(e)s ? Désolé, c’est que vous n’avez jamais eu à relever cet exploit.

Je suis régulièrement surpris par le comportement des adolescents envers les technologies. Je constate bien souvent qu’ils sont alertes et experts dans l’utilisation des smartphones et autres tablettes mais tellement nuls techniquement. J’en connais peu qui sont capables de changer eux même leur écran cassé, malgré les innombrables tutos dont ils sont si friands sur d’autres sujets. Je pense que pour eux, il ne s’agit en fait pas de technologie, mais d’un simple objet : un écran, une coque à l’arrière, mais qu’est-ce qu’il peut bien y avoir au milieu ??? Un processeur, un espace de stockage, de la RAM, des capteurs, 2 caméras, des puces diverses et variées. Sont-ils seulement curieux de cela ? Probablement non, il faut dire qu’il suffit de demander à Papa ou Maman d’en racheter un, et comme bien souvent ces derniers ne savent pas non plus que l’écran peut se remplacer…

Dans le domaine de l’automobile… Quel exemple. J’ai eu l’occasion de rouler en Lexus… Hybride qui plus est, je pensais que les japonais (Lexus est la marque haut de gamme de Toyota) étaient les plus avancés sur cette technologie, légende véhiculée par leur véhicule historique, la Prius (beurk, je ne me suis jamais fait à sa carrosserie)… Bref, j’ai malencontreusement choisi une Lexus adolescente : pleine de boutons, une vraie poussée d’acné, et quel manque de maturité! Avant de continuer à la descendre en flèche je dois lui reconnaître quelques qualités : pas vilaine d’extérieur à mon goût, très confortable, avec une belle finition intérieure, une excellente tenue de route, et une bonne insonorisation à vitesse stabilisée… Mais en pratique, une catastrophe du genre « comment faire simple quand on peut faire compliqué »… Non satisfait de cribler l’intérieur et le volant d’innombrables boutons, le constructeur a intégré un pavé tactile juste devant le levier de vitesse pour piloter l’écran, le GPS… Parfaitement inutilisable quand vous êtes au volant, et à peine mieux à l’arrêt. Essayez par exemple de stopper votre navigation GPS : bon courage, j’ai du aller trouver la réponse dans la manuel du conducteur. J’avais déjà une expérience de l’hybride avec une Peugeot (diesel / électrique) : plutôt bonne même si le silence de l’électrique n’est que de courte durée avec une autonomie de 3 à 4 kms si tout va bien. Il faut comprendre que l’hybride n’a d’intérêt que pour la circulation en ville car c’est à faible vitesse qu’elle vous permet des économies de carburant. La consommation de cette peugeot était plutôt raisonnable malgré ma conduite à tendance dynamique, et à vitesse au delà des limites… environ 7 litres. En adoptant une conduite plus modérée avec la Lexus (essence / électrique), je suis passé à 9,3 litres sur un total de 27 000 kms… Cherchez l’erreur, est-elle aussi fine que les particules dégagées par mon précédent véhicule ? Est-ce l’essence même du constructeur Japonais que de faire prospérer les magnats du pétrole ?

Franchement il y a des jours ou je comprends les technophobes, et le sens de l’expression technofolies, ça me rend dingue…

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