Longe évitée

Etes-vous un amateur de TED, et de son cousin TEDx ?

J’en suis un. Et je suis tombé il y a déjà quelques années, sur le sujet suivant : Le recul de la mort…

Si vous ne l’avez pas encore vu, attendez-vous à un choc. Ce « talk » remonte déjà à 2013. Quel est votre scénario préféré parmi ceux présentés ?

Pour ma part, je ne m’en suis pas encore remis. Imaginer que la mort ne fasse plus un jour partie de la vie m’effraye un peu. Pour plusieurs raisons…

Parmi lesquelles le fait que je pense que pour qu’il y ait vie il faut qu’il y ait mort ! Sur une planète limitée en ressources, et où le recyclage organique est fondamental, je ne peux pas concevoir qu’une seule espèce, l’homme, prenne éternellement racine sans manger les pissenlits qui vont avec. Quelle prétention, quel toupet, de nous souhaiter immortels au détriment des autres espèces toutes aussi respecteuses que la notre.

La peur m’envahit également à l’idée de ne jamais pouvoir déconnecter, à celle de ne plus avoir le droit de cesser de penser, définitivement. J’imagine également qu’il est plus simple d’utiliser les nano-technologies pour réparer nos cellules corporelles que pour maintenir notre santé mentale… Pouvons-nous supporter l’idée d’être éternels ? Comment allons nous gérer l’ennui, la lassitude, le décalage trans-générationnel cumulé, déjà tellement accéléré par les évolutions technologiques. Avons-nous aussi envie de voir le monde de demain tel que nous le préparons pour nos descendants (par nos comportements de surconsommation ?

Avez-vous le film TimeOut ? … Non ? faites-le et revenez lire la suite du présent article car je risque de vous « spoiler ». Désolé pour l’anglicisme, mais vous devez l’entendre bien souvent, surtout de la bouche de vos enfants.

Ça y est vous l’avez vu ? Le thème de la mort programmée y est abordé, avec les travers possibles : les plus privilégiés peuvent s’offrir les prolongations. Glacial non ? Dans les faits je n’ai jamais entendu de discours politique qui aborde le vrai sujet : celui de programmer la mort, et équitablement s’il vous plaît. Et oui, avec la course à la survie, menée bâtons rompus par les pays dits « développés » nous touchons à un point délicat. Ils vont vivre où tous ces futurs immortels ? Dans les océans, sur d’autres planètes ? Et ils vont manger quoi ? Et s’abreuver comment ? Franchement, je trouve que les mécanismes mis en place par l’univers sont bien pensés : tout à une fin, rien ne se perd, rien ne se créé et tout se transforme (© Antoine Laurent de Lavoisier : 1743-1794).

Pour ma part l’idée de mourir me va très bien. Je ne compte pas anticiper, je veux juste accepter de disparaître, qu’il ne reste plus rien de moi … pour que renaisse d’autres choses. Je ne crois pas en la réincarnation au sens commun et souvent religieux du terme. Je n’ai que faire de savoir si mon âme se déplacera dans un autre corps ni même de savoir si j’en ai une en fait.

Ne dit-on pas des meilleurs blagues qu’elles sont mortelles ?

Vive la vie !

Mortellement vôtre.

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